Une combustion propre. En brûlant la presque totalité des gaz, les émissions de matières toxiques du foyer de masse thermique sont très faibles. Il fait partie des systèmes de chauffage dont on dit qu’ils réalisent une combustion propre. Selon Ressources humaines Canada, il est une « source de chaleur non polluante et efficace1 ».
Les émissions de matières toxiques des foyers de masse se situent à moins d’un gramme à l’heure2 alors que les vieux poêles et foyers non certifiés produisent de 40 à 80 grammes de fumée à l’heure. Les nouveaux modèles certifiés par l’EPA en produisent deux à cinq grammes3 .
Il faut ajouter à cela que, contrairement aux autres types de poêles qui « fonctionnent » souvent 24 heures sur 24, les foyers de masse ne sont en activité qu’une heure et demie par jour en moyenne. L’expérience de l’Écohameau de La Baie qui se déploie sur environ deux hectares, montre que les foyers de masse des six résidences qui le composent ne créent pas de désagréments dans l’air (voir Partenaires).
Ne contribue pas à l’effet de serre. Le dioxyde de carbone émis par la combustion du bois provient du cycle du carbone de la matière vivante, en l’occurrence les arbres. Dans ce cycle du carbone, les arbres fixent du carbone durant leur croissance et en dégagent pendant leur combustion ou leur décomposition naturelle. Le bilan de ce qu’ils émettent par rapport à ce qu’ils absorbent est neutre pour l’atmosphère, ce qui n’est pas le cas avec le carbone provenant des ressources fossiles, comme le pétrole. Et le fait que le foyer de masse thermique brûle moins de bois est aussi un avantage.
Une ressource d’avenir. Le bois est un combustible d’avenir. Il consolide les emplois en région en apportant un revenu supplémentaire aux propriétaires de boisés.
En tant que ressource renouvelable, le bois ne nécessite que du soleil, de l’eau et le sol pour se créer lui-même. Il pousse partout et sa transformation pour le chauffage requiert peu d’énergie.
Les maisons du Québec pourraient ainsi réduire leur utilisation des précieuses ressources hydroélectriques. En remplaçant le chauffage électrique par celui au bois, la quantité d’électricité rendue disponible pourrait servir à d’autres usages, comme le transport, un secteur fortement dépendant du pétrole. Le bois pourra ainsi contribuer à réduire l’utilisation des sources d’énergie non renouvelables et devenir un atout de taille dans la lutte contre les émissions de GES au Québec.

2 SENF, Norbert (1996). Short Course on Masonry Heating Systems, Masonry Stove Builders/Lopez Labs, Presented at All Fuels Expo 96, Burlington, Vermont, February 2, 1996.
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